Volatilité des marchés : comment les conseillers financiers peuvent élargir leur part de portefeuille Dans un environnement économique sous tension, l'acquisition de nouveaux clients devient un exercice de plus en plus coûteux et incertain. La volatilité des marchés, amplifiée par les turbulences géopolitiques, pousse les investisseurs à l'attentisme. Pour les conseillers financiers, la réponse stratégique la plus efficace ne réside pas dans la prospection tous azimuts, mais dans l'élargissement de la part de portefeuille — le wallet share — de leurs clients existants. Une approche qui exige davantage d'écoute, de rigueur et de profondeur relationnelle que de talent commercial. Quand l'incertitude rend les clients plus réceptifs La volatilité ne paralyse pas seulement les marchés : elle agit directement sur la psychologie des investisseurs. Selon un sondage Gallup de juin 2025, 60 % des investisseurs américains se déclarent inquiets face aux fluctuations des marchés, dont 28 % se disent très préoccupés. Paradoxalement, la majorité d'entre eux continue de considérer les actions comme un vecteur pertinent d'accumulation patrimoniale en vue de la retraite. Cette tension entre anxiété et conviction de long terme crée une fenêtre d'opportunité pour les conseillers. Les décisions d'investissement émotionnelles sont particulièrement fréquentes chez les investisseurs les plus jeunes : une étude du Motley Fool révèle qu'environ 48 % des investisseurs de la génération Z et 45 % des millennials ont pris au moins une décision motivée par l'émotion, contre 32 % de la génération X et seulement 21 % des baby-boomers. Ces écarts générationnels ne sont pas anecdotiques …
Comment élargir la part de portefeuille des clients en période de volatilité

Volatilité des marchés : comment les conseillers financiers peuvent élargir leur part de portefeuille
Dans un environnement économique sous tension, l’acquisition de nouveaux clients devient un exercice de plus en plus coûteux et incertain. La volatilité des marchés, amplifiée par les turbulences géopolitiques, pousse les investisseurs à l’attentisme. Pour les conseillers financiers, la réponse stratégique la plus efficace ne réside pas dans la prospection tous azimuts, mais dans l’élargissement de la part de portefeuille — le wallet share — de leurs clients existants. Une approche qui exige davantage d’écoute, de rigueur et de profondeur relationnelle que de talent commercial.
Quand l’incertitude rend les clients plus réceptifs
La volatilité ne paralyse pas seulement les marchés : elle agit directement sur la psychologie des investisseurs. Selon un sondage Gallup de juin 2025, 60 % des investisseurs américains se déclarent inquiets face aux fluctuations des marchés, dont 28 % se disent très préoccupés. Paradoxalement, la majorité d’entre eux continue de considérer les actions comme un vecteur pertinent d’accumulation patrimoniale en vue de la retraite.
Cette tension entre anxiété et conviction de long terme crée une fenêtre d’opportunité pour les conseillers. Les décisions d’investissement émotionnelles sont particulièrement fréquentes chez les investisseurs les plus jeunes : une étude du Motley Fool révèle qu’environ 48 % des investisseurs de la génération Z et 45 % des millennials ont pris au moins une décision motivée par l’émotion, contre 32 % de la génération X et seulement 21 % des baby-boomers. Ces écarts générationnels ne sont pas anecdotiques — ils dessinent des profils de risque comportemental que les conseillers doivent intégrer dans leur approche.
Une recherche publiée dans l’International Review of Financial Analysis confirme que les outils traditionnels de mesure de la tolérance au risque restent insuffisants pour anticiper les comportements en période de baisse. Les traits de personnalité et les réactions émotionnelles s’avèrent des prédicteurs bien plus fiables. Ce constat devrait inciter les professionnels du patrimoine à enrichir leurs questionnaires de profilage au-delà des seuls critères réglementaires.
De la gestion de portefeuille à la planification globale
C’est précisément dans ces moments de doute que le rôle du conseiller se redéfinit. Comme le résume un praticien américain cité dans Kiplinger :
« Dans des marchés volatils, les gens deviennent plus humbles. Ils sont plus ouverts aux conseils et plus enclins à s’appuyer sur un professionnel. »
La volatilité, bien gérée, devient ainsi un accélérateur de relation.
Pour élargir concrètement leur part de portefeuille client, les conseillers doivent dépasser le seul commentaire de marché. L’analyse des flux de trésorerie, les stratégies d’optimisation fiscale et la coordination successorale constituent autant de leviers pour approfondir la relation et augmenter le volume d’actifs sous gestion. Un client qui confie à son conseiller la gestion de son contrat d’assurance-vie, de son PEA et de sa trésorerie d’entreprise est structurellement moins susceptible de partir qu’un client mono-produit.
La communication proactive joue également un rôle déterminant. Réévaluer régulièrement les priorités du client — et non attendre qu’il en fasse la demande — envoie un signal fort : le conseiller est un partenaire, pas un prestataire. Cette posture renforce la confiance et, mécaniquement, la fidélité.
La technologie comme levier de valeur ajoutée
Les outils de planification financière holistique permettent aujourd’hui aux conseillers d’offrir une vision consolidée du patrimoine de leurs clients : immobilier, financier, professionnel, successoral. Cette vue d’ensemble facilite l’identification d’angles morts — une épargne salariale non optimisée, une assurance-vie mal orientée, une fiscalité successorale non anticipée — et ouvre naturellement des conversations sur de nouveaux mandats.
L’enjeu n’est pas technologique pour autant. La technologie ne crée pas la relation : elle la sert. Un tableau de bord patrimonial n’a de valeur que s’il est accompagné d’une lecture critique et personnalisée. C’est là que réside la différenciation durable du conseiller face aux plateformes digitales en libre-service.
Ce que la volatilité révèle vraiment
La période actuelle agit comme un révélateur. Elle distingue les conseillers qui réagissent — en rassurant à court terme — de ceux qui anticipent, en restructurant les allocations, en sécurisant les objectifs de long terme et en élargissant le périmètre de leur intervention. Ces derniers ne subissent pas la volatilité : ils en font un argument de valeur ajoutée tangible.
L’élargissement du wallet share n’est pas une tactique commerciale déguisée. C’est la conséquence naturelle d’un conseil plus complet, plus personnalisé et plus régulier. Dans un marché où la confiance est la ressource la plus rare, c’est aussi la stratégie de croissance la plus robuste.











